Personne tenant un parapluie rouge en marchant sur un chemin mouillé dans un parc en automne.

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Gestion du risque de change pour PME suisses

Gestion du risque de change : comment les PME suisses peuvent protéger leurs marges sans complexité

Pour de nombreuses entreprises suisses, le risque de change est avant tout un enjeu de rentabilité, de trésorerie et de budget, créé par le décalage entre le moment où un prix est fixé et celui où le paiement est réglé.

Analyse

Publié le :

Le fournisseur n’a pas changé son prix et les conditions commerciales sont restées les mêmes. Pourtant, au moment où votre entreprise règle la facture, la commande coûte plus cher en francs suisses que prévu. L’écart vient de l’évolution du taux de change entre la date à laquelle le prix a été fixé et celle à laquelle la devise a été achetée. 

Pour les entreprises dont les revenus sont en CHF et les coûts en EUR, en GBP ou dans une autre devise, cet écart peut réduire une marge déjà négociée et rendre les budgets moins fiables.  

La gestion du risque de change ne consiste pas à prévoir l’évolution des devises. Elle consiste à identifier l’exposition, à déterminer quel niveau d’incertitude l’entreprise est prête à accepter et à mettre en place des stratégies de couverture à l’aide d’outils adaptés. 

Le risque de change commence avant le paiement 

Qu’est-ce que le risque de change ?

Il s’agit de la possibilité qu’une variation du taux de change modifie la valeur, dans la devise de référence de l’entreprise, d’un paiement, d’un encaissement, d’un actif ou d’un passif.  

Dans une transaction commerciale, l’exposition peut commencer dès qu’un prix est proposé, qu’une commande fournisseur devient ferme ou qu’un contrat client est signé. Attendre l’échéance de la facture pour tenir compte du taux de change implique que l’entreprise porte déjà ce risque depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois. 

La période entre l’accord commercial et la conversion de devises correspond à la fenêtre de risque. Un importateur peut verser un acompte au moment de la commande, puis régler le solde avant l’expédition. Un exportateur peut, lui, encaisser le paiement 60 ou 90 jours après facturation. Dans chaque cas, le taux d’échange au règlement peut différer de celui utilisé pour calculer la marge bénéficiaire ou établir le budget à l’origine. 

Trois formes de risque de change

Risque

Impact

Exemple

Risque de transaction

La valeur en CHF d’un paiement ou d’un encaissement futur

Une facture fournisseur en EUR coûte plus cher en CHF au moment du règlement.

Risque de conversion comptable

La valeur en CHF déclarée d’actifs, de passifs ou de comptes libellés en devises étrangères

Le bilan d’une filiale étrangère est converti en CHF.

Risque économique

La structure de coûts ou la compétitivité de l’entreprise à plus long terme

Les biens importés deviennent structurellement plus chers que des alternatives locales.

Ces trois formes de risque peuvent être importantes à prendre en compte. Cet article se concentre toutefois principalement sur l’exposition transactionnelle : le risque concret qu’un paiement ou un encaissement futur identifié change de valeur avant d’être réglé. C’est la forme de risque la plus directement liée aux paiements fournisseurs, aux encaissements clients, à la négociation des prix et à la protection des marges bénéficiaires à court et moyen terme. 

Le vrai risque n’est pas la volatilité, mais l’exposition

La question n’est pas seulement de savoir si les taux de change EUR/CHF ou GBP/CHF peuvent évoluer. Elle est de savoir si une variation plausible de ce taux pourrait avoir un impact significatif sur votre marge, votre budget ou votre plan de trésorerie. 

Une devise volatile ne crée pas automatiquement un problème significatif. L’impact dépend du montant réellement exposé et de la capacité de l’entreprise à absorber la variation. À l’inverse, une fluctuation modérée du taux de change peut être impactante pour une entreprise dont les marges sont faibles, les volumes d’importation élevés ou la capacité à réviser ses prix de vente limitée.

Analyser la marge exposée au risque de change

Quatre variables permettent d’évaluer quelle part de la marge est exposée, combien de temps dure l’exposition et dans quelle mesure une évolution défavorable du taux de change pourrait réduire la marge attendue. 

  1. L’exposition nette en devise correspond au montant qui reste exposé une fois que l’entreprise a effectué les paiements et les encaissements dans une même devise. Par exemple, des revenus en EUR pouvant être utilisés pour payer des fournisseurs en EUR réduisent le montant qui devra finalement être converti depuis le CHF. 

  2. Le délai jusqu’au règlement correspond à la période entre le moment où l’entreprise s’engage sur un prix et celui où le paiement est effectué. Plus cette période est longue, plus le coût final reste exposé aux variations du taux de change. 

  3. La sensibilité de la marge indique quelle part du bénéfice attendu pourrait être absorbée par une variation du taux de change. Un même mouvement de devise peut avoir un effet limité sur une transaction à marge élevée, mais un impact plus important sur une transaction à faible marge. 

  4. Le pouvoir de fixation des prix désigne la capacité de l’entreprise à répercuter une hausse du coût en devise sur ses clients. Si les prix de vente ont déjà été convenus ou ne peuvent pas être ajustés facilement, l’entreprise peut devoir absorber elle-même l’intégralité de la hausse.

Exemple 

Prenons l’exemple hypothétique d’une commande fournisseur de 100 000 EUR :


Au moment de la commande

Au moment du paiement de la facture

Impact

Prix fournisseur

100 000 EUR

100 000 EUR

Aucun changement

Taux EUR/CHF retenu

0,94

0,98

L’EUR se renforce face au CHF

Coût en francs suisses

94 000 CHF

98 000 CHF

4 000 CHF de plus

Marge brute attendue

20 000 CHF

16 000 CHF

4 000 CHF de moins

Réduction de la marge brute

20 %

Le prix fournisseur n’a pas changé. Pourtant, l’évolution du taux de change augmente le coût de 4 000 CHF et réduit la marge brute attendue de 20 000 CHF à 16 000 CHF, soit une baisse de 20%.

Les taux et montants de cet exemple sont hypothétiques. Ils sont utilisés uniquement pour illustrer le mécanisme.

L’étude de cas SwissFx sur la stabilisation des marges malgré la volatilité des taux de change illustre bien ce point : l’objectif est d’apporter plus de prévisibilité, et non de prétendre qu’une méthode permet systématiquement d’obtenir un meilleur taux. 

Cartographier et évaluer l’exposition au risque de change avant tout

L’exposition nette offre un point de départ plus clair que les flux bruts

  • Imaginons qu’une entreprise prévoie d’encaisser 70 000 EUR et de payer 100 000 EUR sur la même période. Son besoin net en EUR peut donc être de 30 000 EUR, et non de 100 000 EUR, à condition que le calendrier et le degré de certitude des deux flux correspondent. Analyser les transactions séparément pourrait surestimer le risque et créer des conversions évitables. 

  • Les engagements doivent aussi être distingués des prévisions. Une commande fournisseur signée n’est pas équivalente à un achat saisonnier attendu ou à un appel d’offres qui pourrait ne jamais être remporté. Couvrir un flux incertain peut créer un autre risque si la transaction commerciale n’a finalement pas lieu. 

Définir un profil d’exposition

La valeur d’un paiement futur n’est qu’une partie de l’analyse. L’entreprise doit aussi savoir quand l’exposition commence, combien de temps elle dure, quel est le degré de certitude de la transaction sous-jacente et si une évolution défavorable du taux de change pourrait avoir un impact significatif sur son activité.

Dimension de l’exposition

Ce qu’il faut identifier

Pourquoi c’est important

Montant net

Paiements attendus moins encaissements réalisables dans la même devise

Indique le montant qui devra éventuellement être converti

Fenêtre de risque

Date de l’engagement commercial et date de règlement prévue

Indique combien de temps le coût ou le revenu reste exposé

Certitude de la transaction

Confirmée, hautement probable, prévisionnelle ou incertaine

Permet d’éviter qu’une couverture dépasse le besoin commercial sous-jacent ou dure plus longtemps

Importance pour l’activité

Effet potentiel sur la marge, le budget, les prix ou la trésorerie

Indique si l’exposition est suffisamment significative pour nécessiter une action

SwissFx Tip : un audit FX permet de consolider ces éléments avec les spreads en vigueur, les points de conversion et les processus de paiement. L’objectif est de clarifier où naît l’exposition au risque de change, quels flux se compensent et dans quelle mesure l’organisation actuelle génère une complexité inutile.

Réduire le risque de change grâce à des mécanismes de couverture naturels

Une partie de l’exposition peut être réduite par la manière dont l’entreprise organise ses contrats, ses comptes et ses paiements. On parle alors de couverture naturelle. Celle-ci ne supprime pas tout le risque de change, mais elle peut réduire les conversions répétées et rendre l’exposition nette restante plus facile à identifier.

  • Coordonner les revenus et les coûts dans une même devise étrangère lorsque c’est possible, afin de limiter les montants à convertir via une devise de référence. Une entreprise suisse qui encaisse des revenus en EUR et paie aussi des fournisseurs en EUR peut conserver une partie de ces encaissements pour de futures factures. Un compte multidevise peut soutenir cette organisation en permettant à l’entreprise de détenir, recevoir et envoyer des fonds dans les devises qu’elle utilise. 

  • Les conditions commerciales peuvent aussi modifier la fenêtre de risque. L’entreprise peut revoir la devise de facturation, l’échéancier des acomptes, la durée de validité des offres clients ou les clauses d’ajustement de prix. 

  • La diversification des fournisseurs peut réduire la concentration sur une devise, mais uniquement lorsqu’elle soutient aussi la qualité, la résilience, les prix et la stratégie d’approvisionnement dans son ensemble. 

Ce que la couverture naturelle ne peut pas résoudre 

Les choix opérationnels peuvent réduire l’exposition brute, mais ils ne permettent pas toujours d’éliminer un besoin net en devise, un décalage de calendrier ou l’incertitude attachée à un engagement futur. Le risque restant doit encore être mesuré, puis géré. 

Les outils de couverture pour gérer le risque de change 

Une fois l’exposition évitable réduite, l’entreprise peut définir comment gérer l’exposition nette restante. Le choix de l’outil dépend de la devise, du niveau de visibilité commerciale, de la flexibilité recherchée et de la maîtrise des différents instruments. Les opérations au comptant et les opérations à terme répondent à des besoins de timing différents. 

Comparaison pratique

 Ce que cela apporte

Opération au comptant

Utilise le taux disponible au moment où la conversion est exécutée

Contrat de change à terme livrable

Fixe un taux pour une opération de change future

NDF (non-deliverable forward, ou contrat à terme non livrable)

Permet de payer ou de recevoir la différence entre le taux à terme convenu et le taux de fixing à l’échéance, sans échange de la devise sous-jacente

Option de change

Donne à l’entreprise le droit, mais non l’obligation, d’échanger à un taux convenu à l’avance

Principal compromis

Opération au comptant

L’entreprise reste exposée jusqu’à l’exécution

Contrat de change à terme livrable

Le contrat reste valable si le marché évolue ensuite favorablement

NDF (non-deliverable forward, ou contrat à terme non livrable)

Il n’y a pas de livraison de la devise sous-jacente, mais les conditions créent tout de même une obligation

Option de change

Les primes, les structures et les risques peuvent être plus complexes

Pertinent lorsque

Opération au comptant

Le besoin est immédiat ou le montant est difficile à prévoir

Contrat de change à terme livrable

Le montant et la date sont raisonnablement certains

NDF (non-deliverable forward, ou contrat à terme non livrable)

Un contrat à terme livrable n’est pas disponible ou une structure NDF est privilégiée

Option de change

La flexibilité est intéressante si l’entreprise comprend bien les différents scénarios possibles

Contrats à terme

Un contrat de change à terme livrable permet à une entreprise de fixer aujourd’hui le taux d’une opération de change future, afin d’établir la valeur en CHF d’un coût ou d’un encaissement connu dans une devise étrangère. Il reste valable et contraignant même si le marché évolue ensuite favorablement. Toute modification ou annulation peut générer un coût. Ces contrats à terme et les autres produits de couverture sont soumis à une évaluation de crédit et à des critères d’éligibilité.

NDF

Un non-deliverable forward (NDF), ou contrat à terme non livrable, peut être utilisé sur certains marchés lorsqu’un contrat à terme livrable n’est pas disponible. Contrairement à ce dernier, aucune devise n’est réellement échangée. Au début du contrat, le montant en devise, le taux à terme prédéfini et la date d’échéance sont convenus. À l’échéance, le taux à terme convenu est comparé au taux de fixing (un taux de référence publié à cette date). L’entreprise paie ou reçoit ensuite la différence en EUR, USD, GBP ou CHF. 

Options 

Une option de change donne à l’entreprise le droit d’échanger une devise à un taux convenu à l’avance, à une date future ou avant cette date, sans l’y obliger. Si le taux de marché devient moins favorable, l’entreprise peut utiliser l’option et échanger au taux protégé. Si le taux de marché devient plus favorable, elle peut éventuellement laisser l’option expirer et échanger au meilleur taux de marché.

Cette flexibilité a généralement un coût, par exemple sous la forme d’une prime initiale. Certaines structures d’options sont plus complexes et peuvent créer des obligations supplémentaires ou des pertes potentielles. Les options ne conviennent donc pas à toutes les entreprises.

Réunir soldes, couverture et paiements dans un même environnement 

La gestion de l’exposition peut devenir lourde lorsque les soldes, les conversions, les couvertures et les paiements fournisseurs sont répartis entre plusieurs systèmes. SwissFx réunit les soldes multidevises, les opérations de change, les outils de gestion du risque et les paiements internationaux au sein d’une même plateforme. 

L’équipe finance peut ainsi relier une couverture à un flux commercial sous-jacent et exécuter le paiement au sein du même espace de travail, avec l’appui d’un chargé de clientèle. 

Découvrir les services SwissFx 

Comment déterminer le bon ratio de couverture pour gérer le risque de change

Un pourcentage de couverture plus élevé ne permet pas automatiquement d’obtenir une meilleure stratégie de gestion du risque de change. La proportion couverte doit refléter le degré de certitude et l’importance de l’exposition. Couvrir une prévision incertaine peut créer une incohérence si la commande change. À l’inverse, laisser sans couverture un achat confirmé à faible marge peut l’exposer à une évolution défavorable du taux de change. 

L’échelle de certitude de l’exposition

Catégorie

Example

Point d’attention

Confirmée

Commande fournisseur signée

Base la plus solide pour envisager une couverture

Hautement probable

Achat mensuel régulier

Peut justifier une couverture progressive à mesure que la prévision se précise

Prévisionnelle

Demande saisonnière attendue

Nécessite des points de revue et davantage de flexibilité

Incertaine

Commande potentielle ou appel d’offres

Une couverture peut créer une incohérence si le flux ne se concrétise pas

La combinaison entre opérations au comptant et couverture dépend aussi de la marge, de l’horizon de temps, du pouvoir de négociation des prix, de la saisonnalité, des besoins de trésorerie et de la fiabilité des prévisions. Une entreprise peut prioriser les commandes confirmées, ajouter une protection à mesure que les prévisions récurrentes se précisent et conserver davantage de flexibilité au comptant pour les besoins incertains.

Transformer les décisions de couverture en processus reproductible

L’équipe finance peut prendre ces décisions plus cohérentes en définissant à l’avance quelques règles pratiques.

  • L’entreprise peut définir quels types d’exposition peuvent faire l’objet d’une couverture, par exemple les commandes fournisseurs confirmées ou les paiements récurrents très prévisibles. 

  • Elle peut aussi préciser le niveau minimal de certitude commerciale requis avant d’envisager une couverture, afin de ne pas traiter les transactions prévisionnelles de la même manière que les engagements fermes. 

  • Des niveaux d’approbation peuvent clarifier qui est autorisé à agir selon les montants ou les instruments concernés. 

  • Un horizon de couverture maximal peut éviter que l’entreprise s’engage trop loin au-delà de la période couverte par des prévisions fiables. 

  • Des mises à jour, mensuelles ou trimestrielles, peuvent être prévues pour comparer les montants couverts avec les dernières prévisions de paiement et ajuster l’approche lorsque les conditions commerciales évoluent.

L’objectif n’est pas de créer une politique de trésorerie complexe. Il s’agit de donner à l’équipe un cadre de décision simple et reproductible, afin que chaque paiement en devise étrangère ne déclenche pas une nouvelle discussion.

Cas pratique : un fournisseur suisse dans l’alimentaire et les boissons

Imaginons un fournisseur suisse hypothétique qui travaille avec des restaurants et des hôtels. Ses clients paient en CHF, tandis que ses fournisseurs facturent en EUR et en GBP. L’exposition se répartit entre les commandes confirmées à l’avance, les achats récurrents dont le montant final varie selon la demande et les commandes de dernière minute, moins prévisibles. L’EUR et le GBP doivent être analysés séparément, car leur calendrier, les fournisseurs concernés et la sensibilité des marges peuvent différer.

Exemple de stratégie possible

Étape 1 — Identifier les compensations naturelles possibles

Comme les revenus clients sont principalement en CHF, l’entreprise dispose de compensations naturelles limitées. Elle doit d’abord vérifier s’il existe des encaissements en EUR ou en GBP ailleurs dans l’activité, puis les utiliser pour les paiements fournisseurs lorsque les devises et les dates de règlement correspondent. Si aucun encaissement dans la même devise n’est disponible, l’exposition reste largement orientée dans un seul sens. 

Étape 2 — Prioriser les engagements confirmés

Les commandes confirmées avec un délai long peuvent ensuite être examinées en priorité pour une éventuelle couverture à terme, en particulier lorsque le montant et la date de paiement sont déjà connus et que l’impact potentiel sur la marge est important. 

Étape 3 — Conserver de la flexibilité pour les besoins moins certains

Les achats récurrents peuvent être revus progressivement à mesure que les prévisions deviennent plus fiables. Les paiements incertains, urgents ou immédiats peuvent conserver davantage de flexibilité au comptant jusqu’à ce que le besoin sous-jacent devienne plus clair. 

Étape 4 — Rassembler et coordonner soldes, couverture et paiements

En pratique, l’entreprise pourrait détenir des soldes en CHF, EUR et GBP sur une même plateforme, utiliser les encaissements dans la même devise lorsqu’ils sont disponibles, exécuter des conversions au comptant pour les besoins flexibles et couvrir avec des contrats à terme des paiements fournisseurs spécifiques. Un chargé de clientèle pourrait ensuite faire évoluer le dispositif à mesure que les commandes sont confirmées, afin d’aider l’entreprise à garder sa stratégie et son exécution alignées avec le cycle d’achat. 

Bénéfices et limites de cette stratégie

Cette stratégie pourrait rendre certains coûts plus prévisibles et soutenir la politique tarifaire. Elle ne garantirait pas le meilleur taux, n’éliminerait pas les erreurs de prévision et ne permettrait pas de bénéficier de chaque mouvement favorable. Elle devrait aussi être révisée si les volumes, les dates ou les conditions fournisseurs évoluent. Cet exemple hypothétique illustre un processus, et non une recommandation.

Construire une stratégie de gestion du risque de change alignée avec votre exposition

Une stratégie efficace de gestion du risque de change n’a pas besoin d’éliminer tout risque lié aux devises ni de s’appuyer sur de nombreux instruments complexes. Elle doit d’abord partir d’une vision claire de l’exposition nette de l’entreprise, du degré de certitude et du calendrier des transactions sous-jacentes, ainsi que de leur impact potentiel sur les marges bénéficiaires. 

L’entreprise peut ensuite réduire l’exposition évitable grâce à des choix opérationnels et à l’utilisation d’opérations au comptant ou d’outils de couverture lorsqu’ils correspondent à un besoin commercial réel. 

SwissFx répond à ces différents besoins via des comptes multidevises, des paiements internationaux et des opérations de change au comptant. La plateforme propose aussi des outils de gestion du risque FX, comme les contrats à terme, les NDF et, si nécessaire, les options. Les entreprises peuvent centraliser leurs soldes, paiements et couvertures éligibles au sein d’une plateforme unique. Avec l’appui d’un chargé de clientèle dédié, elles gardent une stratégie FX alignée sur leurs flux commerciaux réels.

Savez-vous où le risque de change peut affecter vos marges bénéficiaires ?

Le risque de change se cache souvent là où il est peu visible, au-delà des taux affichés ou des frais apparents. Un audit FX SwissFx permet d’identifier comment vos flux en devises, vos calendriers de paiement et vos choix de conversion ou de couverture peuvent réellement affecter vos marges et votre budget. Il peut révéler des expositions dont vous n’avez pas conscience.

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Tous droits réservés.

SwissFx Sàrl, c/o FBK Conseils,
rue Pépinet 3, 1005 Lausanne, Suisse

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