
Ouvrir un compte professionnel international en Suisse : que doit vérifier votre entreprise ?
Un compte international doit correspondre aux devises, aux circuits de paiement et aux processus financiers que votre entreprise utilise réellement ou dont elle a besoin. Cette checklist présente les principales questions à examiner avant d’ouvrir ou de changer de compte.
Checklist
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Un compte professionnel standard en CHF peut parfaitement convenir tant qu’une entreprise exerce son activité principalement en Suisse. La situation change dès lors qu’elle a des clients qui la paient en devises étrangères, des fournisseurs établis à l’étranger qui lui adressent leurs factures ou des équipes implantées sur d’autres marchés. L’entreprise peut alors avoir besoin de mieux contrôler la manière dont elle encaisse, détient, convertit et verse des fonds à l’international.
La solution la plus adaptée ne remplace pas nécessairement le compte bancaire principal de l’entreprise. Il peut s’agir d’un compte international ou multidevise complémentaire, destiné aux flux de paiement que le compte national ne gère pas efficacement. Cette checklist couvre l’ensemble du cycle de paiement : encaisser, détenir, convertir, payer et rapprocher.
1. Quand une entreprise devrait-elle envisager un compte international ou multidevise ?
Le besoin apparaît généralement lorsque le fonctionnement de l’entreprise évolue, plutôt qu’à partir d’une taille précise. Un compte international peut devenir pertinent lorsque les opérations en devises ne sont plus occasionnelles et que l’équipe financière a besoin d’un processus structuré et reproductible pour les gérer.
Un compte professionnel standard couvre généralement les opérations financières courantes de l’entreprise, principalement dans sa devise nationale. Un compte multidevise permet d’encaisser, de détenir et de payer dans plusieurs devises au sein d’une même plateforme. Il peut compléter le compte principal en CHF, plutôt que le remplacer.
Pour les entreprises d’e-commerce, le compte marchand ou le facilitateur de paiement qui accepte les paiements par carte n’a pas le même rôle que le compte professionnel sur lequel l’entreprise reçoit et utilise les fonds.
Exemple : une PME suisse se développe en Europe du Nord
Un fabricant suisse d’équipements de ski gère d’abord toute son activité depuis un compte en CHF. À mesure qu’il se développe, ses clients commencent à le payer en EUR, GBP, DKK, NOK et SEK. L’entreprise règle également un fournisseur européen en EUR et couvre en GBP les salaires et les frais de fonctionnement d’un nouveau bureau à Londres.
Si chaque encaissement est automatiquement converti en CHF, l’entreprise perd la maîtrise du moment et du taux de cette conversion. Elle peut ensuite devoir racheter des EUR et des GBP, ce qui entraîne une seconde conversion. Un compte multidevise pourrait lui permettre de conserver les devises encaissées, de réutiliser ses soldes en EUR et en GBP pour régler les coûts correspondants, puis de convertir le solde restant au moment jugé approprié. Le résultat dépend des circuits de paiement, de la tarification et du calendrier. Une réduction des coûts n’est pas garantie.
2. Pouvez-vous encaisser, détenir et payer dans les devises dont vous avez besoin ?
Un prestataire peut permettre la conversion d’une devise sans proposer de capacités d’encaissement, de détention ou de paiement. Le circuit de paiement compte également : un paiement local utilise un système national, tandis qu’un virement international peut transiter par des banques intermédiaires.
SwissFx permet aux entreprises de détenir, d’envoyer et de recevoir plus de 140 devises, avec des capacités de paiement et d’encaissement locales dans plus de 30 devises. Les possibilités varient selon la devise et le marché : il faut donc vérifier le circuit adapté au regard des flux réels de votre entreprise.
Le cycle d’un paiement international en un coup d’œil
Encaisser les fonds des clients, détenir la devise nécessaire, convertir si besoin, effectuer les paiements, puis rapprocher chaque transaction dans les processus financiers.
3. Quel est le coût total du cycle de paiement ?
Les frais liés au compte ne représentent qu’une partie du coût. Pour comparer utilement les offres, il faut suivre les fonds depuis le client ou le compte d’origine jusqu’au bénéficiaire final, en intégrant toutes les conversions et opérations effectuées en chemin.
SwissFx ne facture ni frais d’ouverture, ni abonnement, ni frais de tenue de compte. Sa rémunération prend la forme d’une marge de change lors de la conversion de devises, affichée avant confirmation. Des frais de tiers peuvent néanmoins s’appliquer à certains circuits de paiement internationaux.
4. Le compte s’intègre-t-il à vos processus financiers ?
Le compte doit être compatible avec la manière dont l’équipe financière prépare, valide et rapproche déjà les transactions.
SwissFx peut s’intégrer aux systèmes ERP et à d’autres logiciels financiers afin de relier les paiements internationaux et la gestion des devises aux processus existants de l’entreprise.
5. Que devez-vous vérifier au sujet du prestataire ?
Un compte international doit aussi être évalué à travers le cadre juridique et opérationnel de son prestataire. Une banque, un prestataire de paiement et une plateforme financière ne fonctionnent pas nécessairement selon le même modèle.
SwissFx n’est pas une banque. Il s’agit d’une plateforme financière suisse, membre du VQF, une organisation d’autorégulation reconnue par la FINMA. Les fonds des clients sont détenus sur des comptes ségrégués auprès d’institutions financières réglementées, séparément des fonds opérationnels de SwissFx.
6. Quelles informations préparer pour le processus d’ouverture ?
L’ouverture d’un compte d’entreprise international implique des contrôles de diligence à l’égard de la clientèle. Le prestataire doit comprendre qui se trouve derrière l’entreprise, pourquoi le compte est ouvert et comment il devrait être utilisé. Préparer des informations exactes en amont permet de limiter les retards.
Pour l’ouverture d’un compte SwissFx, une entreprise doit s’attendre à fournir :
Le bénéficiaire effectif (UBO) est la personne physique qui, en dernier ressort, détient ou contrôle l’entreprise. Selon la structure et les exigences du processus d’ouverture, les représentants ou signataires autorisés peuvent également devoir fournir des informations ou effectuer des étapes de vérification.
Les contrôles Know Your Customer (KYC), ou connaissance du client, font partie des exigences de lutte contre le blanchiment d’argent. Ils commencent par la vérification de l’identité et de l’entreprise, suivie de mesures de diligence permettant d’évaluer la relation d’affaires et son niveau de risque. La surveillance et les revues périodiques peuvent se poursuivre après l’ouverture du compte afin que les informations restent exactes et à jour.
Le prestataire peut également appliquer des restrictions liées à certains secteurs, pays, structures de détention ou types de transactions envisagés. Ces points doivent être abordés avant le dépôt de la demande.
Combien de temps faut-il pour ouvrir un compte d’entreprise international ?
SwissFx indique un délai d’ouverture d’environ deux à trois semaines. Il ne s’agit pas d’un délai garanti : il dépend de la complexité de l’entreprise et de la rapidité avec laquelle un dossier complet est fourni.
Cette checklist fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil financier ou en investissement.
Faites le point sur votre configuration bancaire internationale
Le choix d’un compte commence par les devises réellement utilisées par l’entreprise, ses circuits de paiement et ses processus internes. SwissFx peut examiner vos besoins et vous expliquer comment son offre de comptes multidevises, de paiements locaux et de gestion du risque de change peut compléter votre configuration bancaire actuelle.