
Pourquoi les opérations de change impactent les coûts des entreprises
L’exemple concret d’une PME suisse active à l’international
Études de cas
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Pour plus de la moitié des entreprises suisses, le change fait partie des opérations quotidiennes. Une part significative des revenus est reçue en devises étrangères, tandis que la plupart des coûts d’exploitation, tels que le paiement des fournisseurs ou des collaborateurs, sont engagés en francs suisses (CHF). Par conséquent, les fonds en devises étrangères sont régulièrement convertis en CHF afin de soutenir les opérations quotidiennes.
Parce que ces transactions sont habituelles, leur coût global passe souvent inaperçu. Il est considéré comme une simple nécessité opérationnelle, plutôt que comme un poste à analyser.
C’est particulièrement visible avec le spread de change. Il reflète la différence entre le taux de change du marché et le taux appliqué par un prestataire : concrètement, il s’agit d’une marge de change intégrée dans le taux. Comme cette différence est déjà incluse dans la conversion, son impact passe souvent inaperçu.
Un horloger suisse repense son dispositif FX
Un fabricant suisse de composants horlogers fournit des clients dans l’Union européenne et aux États-Unis. Son chiffre d’affaires annuel est d’environ 12 millions de francs suisses, dont environ 8 millions sont reçus en euros et en dollars américains.
La plupart de ses dépenses d’exploitation sont en francs suisses : ses revenus en devises étrangères sont donc convertis régulièrement tout au long de l’année pour couvrir ces coûts. Le change est géré par la banque principale, dans le cadre d’un dispositif standard, sans remise en question particulière.
Les spreads FX : un coût annuel significatif
La banque applique un spread de change moyen d’environ 1,5 % sur l’année. Appliqué à 8 millions de CHF de revenus convertis, cela représente des coûts de change annuels d’environ 120 000 CHF en moyenne. Sur cinq ans, cela représente environ 600 000 CHF. Sur dix ans, ce montant atteint 1,2 million.
Chaque conversion peut sembler marginale. Mais, cumulés dans le temps, ces coûts finissent par peser sur l’allocation des budgets.
Une réduction de 70 % des coûts de change
À la suite d’un audit FX, l’entreprise prend du recul sur son dispositif actuel et décide de le revoir. Elle commence à utiliser SwissFx pour ses paiements internationaux et la gestion des devises.
Dans ce nouveau dispositif, la tarification FX devient plus compétitive pour les mêmes volumes de conversion.
Dispositif bancaire précédent | Dispositif SwissFx | |
|---|---|---|
Volume annuel de conversion | CHF 8 millions | CHF 8 millions |
Coût FX moyen | ~1,5 % | ~0,45 % |
Coût FX annuel estimé | ~120 000 CHF | ~36 000 CHF |
Différence annuelle | ~84 000 CHF | |
Différence sur 5 ans | ~420 000 CHF | |
Différence sur 10 ans | ~840 000 CHF | |
À volume équivalent, l’écart provient uniquement des conditions de change appliquées.
Ce ne sont pas les opérations qui changent, mais la manière dont elles sont exécutées.
Ce que les équipes finance peuvent en retenir
Les coûts de conversion de devises sont souvent payés sans y prêter une attention particulière. Ils sont considérés comme une composante inévitable de l’activité internationale.
Comme cet exemple le montre, revoir la manière dont le change est géré peut avoir un impact réel sur la structure des coûts, sans nécessiter d’investissement important ni de perturbation opérationnelle.
La première étape pour toute entreprise dans une situation similaire à ce fabricant suisse est de réaliser un audit FX. Ce dernier va au-delà de l’analyse des spreads. Il permet aux équipes finance d’examiner comment leur dispositif international fonctionne réellement et d’identifier des opportunités d’amélioration dans le temps.